Mes idées noires se dévergondent
Ce n'est plus une question de bonne volonté, courage, envie. C'est une question de non-choix. C'est comme ça, réflexion impossible, je me bourre le crane de mots incompréhensibles, de phrases complexes qui tiennent sur 3 pages, de dates, de noms, de formules, d'unités. Et j'aime ça. L'objectif est fixé. S'il n'y en avait qu'un à atteindre, ça serait celui là. Rendez-vous dans un an.
[ Danser Sur Un Comptoir ]
Et pourquoi dès que je n'ai pas ce que je veux, c'est le monde qui s'écroule ?
Tu te poses trop de questions, relativise un peu. Je sais mais je n'y arrive pas, c'est plus fort que moi. La question du jour est "Comment atteindre le bonheur?". C'est là que je comprends tout le sens de mon sujet de bac de philo "Est-il absurde de désirer l'impossible". Finalement, je dirais que c'est humain. Je suis compliquée, j'aime les situations compliquées, mais pour une fois, je donnerai beaucoup pour que tout soit simple, juste une fois, que tout soit clair, net et précis, que tout soit prévu, écrit, que tout soit parfait, dans les moindres détails. Enlever du charme à la chose ? Au point où j'en suis... Tu as tout pour être heureuse. Faux. I just can get enough. Là aussi je commence à comprendre le sens de cette phrase, il m'en faut toujours plus. Quoi que, j'aurai tendance à croire que cette fois, cela m'aurait suffit. C'était un concentré de trucs cool, c'était l'absolu. Le genre de truc capable de provoquer la sagesse, le calme, la tendresse, la passion. Ce que tu veux. Mais tout cela, en même temps. Je pourrais tout envoyer en l'air, moi avec, là tout de suite, n'importe quand, n'importe comment pourvu qu'il y ait du rêve, de la passion, de l'action. Tu sais que c'est grave de penser des trucs comme ça ? Oui mais Non. C'est humain. Et arrête de dire oui mais non. Combien de fois te l'aura-t-il répété ? Beaucoup trop. Aucune efficacité. Je n'en fais qu'à ma tête. Désespérante ET désespérée. Rien que ça ? Je veux du calme et de la simplicité. Un petit bonheur simple mais efficace. Peut-être que je suis à deux doigts de péter un cable aussi. Peut-être. Peut-être aussi qu'il serait temps de s'en inquiéter. Pourquoi faire ? Bon, il y a un problème. Lequel ? Va savoir. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Parfois je me demande s'il y a quelqu'un capable de comprendre. Comprendre que justement il n'y a rien à comprendre. Que c'est comme ça, que peut-être qu'il n'y a même pas de solution parfois. De solution à quoi ? A ce vide. Mais quel vide? Mais je n'en sais rien. Rien du tout. Je ne suis pas entière? Tu sais c'est comme s'il y avait un autre moi caché quelque part. Il faudrait que je songe à le chercher, à le retrouver, à le ramener. Mais je sais même pas où il est, à quoi il ressemble, à quoi il sert. Est-ce que ça serait mieux avec? Ou sans ? Je n'arrive pas à te cerner Math'. Je sais, moi non plus. Quoi que j'ai la certitude qu'une ou deux personnes ici le pourraient. Me dire exactement qui est moi. Que veut moi. Que pense moi. C'est terriblement prétentieux de parler de soi à la troisième personne, tu ne trouves pas. Ben si. Et alors. Qu'est ce que cela peut faire. On se pose vraiment trop de questions, des questions inutiles. Il serait tellement plus simple de vivre simplement dans l'ignorance de tout, de nous, du monde, de l'art, de la culture, de la musique. Il serait tellement plus simple d'être des individus dénués de pensée, de cerveau, de principes, de vie... En fait, la solution est là. A quoi pensent les morts? Ne sont-ils pas plus sereins, calmes, heureux? Elle est où, elle fait quoi, pourquoi elle a fait ça. Pourquoi bordel. Pourquoi. C'est de ma faute peut-être. J'ai vaguement l'impression d'avoir entendu ça quelque part. Mais comment? Du fait de ma simple présence j'aurai pu déclencher un évènement comme ça? Je ne crois pas... Et pourtant ça reste dans ma petite tête, ça m'obsède même. Ca passera comme le reste. Ce n'est qu'une période, un passage, un moment. Arrête de te poser des questions. Je te jure que la vie est plus simple quand on ne se pose pas de questions. Mais c'est plus fort que moi, c'est dans ma nature, toujours vouloir comprendre, cerner les gens, les connaitre dans les moindres détails, au plus profond d'eux même. Les connaitre mieux qu'ils se connaissent eux-même, faire partie de leur vie pour ne plus jamais en sortir. Ce n'est pas possible. Tu le sais cela. Personne ne t'appartient. C'est compliqué d'être heureux, ou d'avoir l'impression d'être heureux. C'est compliqué de vivre, de se sentir satisfait. C'est compliqué même d'avoir envie de vivre tout le temps, d'avoir envie de se battre à chaque seconde. Et se battre contre qui, contre quoi? Contre soi même, contre ses pensées, contre ses idées, sa tête, ses envies. Et surtout pourquoi? Parce qu'on finira tous par mourir, de n'importe quelle façon, certains auront de la chance, ils vivront une mort rapide, brutale, tandis que d'autres connaitront la souffrance, le temps, la douleur et se verront mourir petit à petit. C'est horrible de penser à ça. De penser qu'un jour tout aura disparu, qu'il n'y aura plus jamais de trace de nos vies, aussi inutiles soient-elles. Et pourtant on a l'impression d'avoir de l'importance, pour quelqu'un, pour beaucoup, pour soi-même aussi. On a l'impression de faire avancer le monde alors qu'en fait. Nous ne sommes que des pions condamnés dès la naissance. Tragique non? Alors puisqu'il faut vivre, autant le faire avec le sourire...
I wear the biggest smile.